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Mesurer la température d’un andain de compost : où, quand et avec quoi
Une température n’a de valeur que si elle est mesurée au bon endroit, au bon rythme et de la même façon d’une fois sur l’autre. Voici les règles simples qui font d’un relevé une donnée fiable, que l’on peut comparer, mettre en alerte et présenter lors d’un audit.

Pourquoi mesurer au cœur du tas
La chaleur d’un andain vient de l’activité des micro-organismes, et elle est la plus élevée au centre. En surface, le tas refroidit au contact de l’air : une mesure à faible profondeur peut afficher nettement moins qu’au cœur et donner une fausse impression de tas froid.
C’est pourquoi une sonde GreenSensor porte son capteur à la pointe du tube, pour lire la température du cœur. Un second capteur, dans le boîtier, mesure la température de l’air : il sert de référence pour comprendre l’écart entre le tas et son environnement.
À quelle profondeur planter la sonde
Visez au moins 50 cm, et idéalement entre 80 cm et 1 m, selon la hauteur de l’andain. Les sondes de 1 m, 1.5 m et 2 m répondent aux différents gabarits. Sur les modèles de 2 m, un second point de mesure peut être ajouté en option à 1 m, au milieu de la tige, pour suivre deux niveaux dans le même tas.
Plantez toujours la sonde à la main, à l’aide des deux poignées, et gardez le même emplacement tant que la campagne dure : c’est ce qui rend les courbes comparables.
À quelle fréquence mesurer
Une tournée de relevés manuels donne un point par jour, parfois moins. Une montée en température rapide, un refroidissement après un retournement ou un emballement peuvent passer inaperçus entre deux passages.
Une sonde GreenSensor mesure toutes les heures, de jour comme de nuit et le week-end, avec une précision de ±0,5 °C. La batterie, remplaçable, dure 5 ans à ce rythme, sans câble ni alimentation sur l’andain.
Fixer des objectifs et des alertes
Mesurer ne suffit pas : il faut savoir ce que l’on attend. Pour chaque phase, vous définissez des objectifs de température et de durée, par exemple 14 jours à 55 °C ou plus. La plateforme suit leur avancement et peut terminer la phase automatiquement quand ils sont atteints.
Fixez aussi un seuil d’alerte haut, pour être prévenu par SMS ou par e-mail avant qu’un tas ne s’emballe. Plusieurs sites placent ce seuil autour de 85 °C ; à vous de le régler selon vos matières.
Les erreurs fréquentes
Quelques habitudes faussent vite les relevés.
- Mesurer trop près de la surface, où le tas est plus froid.
- Changer de profondeur ou d’emplacement en cours de campagne.
- Comparer des relevés pris à des heures différentes.
- Ne regarder que la température du tas, sans celle de l’air.
- Ne pas conserver l’historique, alors qu’il sert de preuve.
Garder la preuve
Toutes les mesures sont conservées. Pour chaque phase, la plateforme édite un rapport daté avec les objectifs, le pourcentage atteint, les périodes exactes et la courbe complète, que vous pouvez exporter ou imprimer pour vos audits.
Au cœur du tas, à la même profondeur, toutes les heures et avec des objectifs clairs : ces quatre règles suffisent à transformer des relevés épars en un suivi fiable. Le reste, ce sont les alertes et le rapport qui s’en chargent.
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Un conseiller Prosensor vous présente GreenSensor et répond à vos questions.

